Mélanie St-Louis, 21 ans, étudiante en sciences humaines, est originaire de Montréal. Comme la plupart de ses camarades de vendange, elle est en France par l’intermédiaire de l’association France-Québec. "Avant de venir à Chinon, au Domaine Charles Joguet, j’ai fait des vendanges à Meursault. C’est bon de vivre cette expérience. Et ça me permet de "ramasser" de l’argent pour continuer le voyage en Europe ".

Catherine, 22 ans, étudiante en archéologie, a vendangé en Champagne avant d’arriver en Touraine. "Comme tous mes compatriotes, on est heureux d’être en France mais c’est aussi un véritable choc culturel. Les immeubles sont petits et les rues sont étroites ". "Et y’a pas de forêts ! " ajoute Félix, goguenard. Le petit groupe de Québécois s’esclaffe ! Jacynthe Girard, 18 ans, remarque de son côté que la France est un petit pays où chaque région est riche en culture. "Au Québec, c’est grand mais toutes les régions se ressemblent". Dany et Gisèle, deux chinonaises observent ce groupe de jeunes Québécois avec bonheur. "Nous on vient chaque année depuis 10 ans. Parce que vous savez, il n’y a plus beaucoup de domaines qui vendangent à la main".

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