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Millesime 2012

Les millésimes se suivent... et ne se ressemblent pas. 2012 ne nous aura rien épargné de ses intempéries, avec gel, grêles, fraîcheur à la floraison et épisodes pluvieux fréquents. Il a fallu beaucoup, beaucoup travailler à la vigne, mais quelle année : l’année de vigneron par excellence !
 
Le mois de mars a pourtant été marqué par des températures élevées et un bel ensoleillement, favorisant l’éclosion des bourgeons avec une certaine avance, mais les mois d’avril et mai sont venus ralentir ce rythme par des températures très fraîches, parfois même gélives, avec des conditions climatiques heurtées.
Le 17 avril, les bourgeons (toujours dans le coton) sont frappés par une vague de gel sur nos terroirs alluvionnaires en bord de Vienne.
A la mi-mai, une certaine hétérogénéité s’installait dans les vignes, et les premières tâches de mildiou faisaient leur apparition dès la fin du mois… Il nous a fallu maintenir une protection irréprochable du vignoble, en accélérant les cadences de traitement (intervenir souvent, mais à très faible dose, pour suivre la pousse de la vigne qui s’est faite de façon brutale) ; nous avons sillonné nos vignes pas moins de 14 fois, pour y appliquer des produits de contact uniquement (cuivre et soufre – non pénétrants, non systémiques), qui se déposent à la surface de la feuille pour empêcher le développement des maladies.
Puis c’est un banc de grêle remontant la Loire par l’ouest qui a traversé le Clos de la Plante Martin le 30 mai, avant de parcourir en partie les cabernets francs du Plateau de Beaumont-en-Véron et le Clos du Chêne Vert.
Résultat : la floraison s’est étalée sur près de trois semaines pour prendre fin le 26 juin.
 
Le millésime s’annonçait donc bien compliqué, et les mois de juin et juillet sont venu e confirmer avec des épisodes pluvieux chaque semaine, rendant l’accès dans les vignes parfois difficiles voire impossible. Contrairement à 2011, où nous avions conservé à nos raisins la protection de leurs feuilles lors d’un printemps et d’un début d’été particulièrement ensoleillés, en 2012, nous avons effeuillé l’ensemble du vignoble, pour améliorer l’exposition des raisins au soleil et surtout favoriser l’aération et le séchage des grappes et préserver les arômes.
 
Fort heureusement, le 10 août, un beau temps sec et ensoleillé s’installait et l’ambiance changeait jusqu’à la mi-septembre, offrant aux vignerons (enfin !) la possibilité d’intervenir sereinement à la vigne pour homogénéiser et détasser les grappes fin août et début septembre par des vendanges en vert – qui n’avaient rien de classique, car il ne s’agissait pas ici de réduire l’abondance annoncée de la vendange (les rendements prévus étaient déjà très faibles), mais d’homogénéiser les maturités (un pré-tri, en quelque sorte).
 
Les épisodes pluvieux de la fin septembre ont été facilement absorbés par des sols travaillés tout au long de l’année et nous avons pu attendre patiemment que les raisins murissent, même si nous savions qu’il nous faudrait beaucoup trier pour ne garder que les meilleurs…
Le 10 octobre, nous ouvrions le bal des vendanges avec le très joli chenin blanc du Clos de la Plante Martin, au tout petit rendement de 20 hectolitres/hectare (hl/ha).
Puis le 16 octobre, c’était le tour des cabernets francs des sols alluvionnaires, suivis le 19 par le Clos du Chêne Vert.
Après une petite pause de trois jours pour laisser passer un épisode pluvieux, nous pouvions poursuivre les vendanges sous un beau soleil, et le 22 octobre les vendangeurs parcouraient le Clos de la Cure, le 23 octobre Les Varennes du Grand Clos et le Clos de la Dioterie et enfin, le 24 octobre, Les Charmes.
Après un tri draconien dans les vignes (vive les vendanges manuelles !) et sur notre table de tri au chai pour ne garder que les baies mures et saines, le millésime 2012 nous offre une toute petite récolte : 20 hl/ha pour le chenin blanc et 30 hl/ha pour les cabernets francs.